Les aflatoxines, produites principalement par le champignon Aspergillus flavus, sont l’un des grands problèmes de sécurité sanitaire des aliments dans les régions tropicales. Une étude publiée en 2026 dans la revue Frontiers in Plant Science par l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA) et l’Université d’Ibadan (Nigeria) apporte une bonne nouvelle : la résistance aux aflatoxines peut être combinée avec la productivité.
Les chercheurs ont évalué 166 hybrides issus de 83 lignées de maïs, cultivés dans quatre environnements et volontairement inoculés avec une souche très toxinogène du champignon. Ils ont mesuré le rendement en grain, la stabilité, la pourriture des épis et l’accumulation d’aflatoxines. Résultat : le rendement n’est pas significativement lié à l’accumulation d’aflatoxines (corrélation de 0,08). Cinq hybrides prometteurs, alliant bon rendement, stabilité et résistance, ont été retenus.
Prochaines étapes : tester ces hybrides dans davantage d’environnements, puis intégrer cette résistance dans les programmes de sélection. Le travail associe le programme d’amélioration du maïs de l’IITA, son unité de pathologie et des mycotoxines (Aflasafe) et l’Université d’Ibadan, qui y forme de jeunes chercheurs.
Pourquoi c’est important pour l’UCKim
Le maïs est un aliment de base en RD Congo. Cette recherche montre comment la génétique, la phytopathologie et la formation universitaire peuvent améliorer à la fois les revenus des agriculteurs et la santé des consommateurs : un exemple concret pour les étudiants du domaine des Sciences agronomiques et environnement.
Photo : épis de maïs séchés. Shixart1985, licence CC BY 2.0, via Wikimedia Commons.